  Du développement à la décroissance : de la nécessité de sortir de l'impasse suicidaire du capitalisme| Auteur | : | Jean-Pierre Tertrais | | Date parution | : | 2004 | | Collection | : | Brochure | | Format | : | 48 pages ( 21X14,5 cm ) Couverture illustrée. | | isbn | : | 2-903013-91-8. | | | | | Prix: 3,00 €Deux révolutions sinon rien
La planète a longtemps été prodigue de ressources naturelles. L'être humain a atteint un impressionnant niveau de connaissances scientifiques et de réalisations techniques. Mais ce développement compromet maintenant l'avenir des générations futures. Le capitalisme est en train de programmer le désastre qui accablera nos petits-enfants. Alors que beaucoup ne soupçonnent encore ni la nature profonde, ni l'ampleur du « développement », cette notion touche déjà à sa fin.
C'est en effet sur ses ruines que certains envisagent de construire une « autre » société. La convergence entre les nombreux problèmes (économiques, sociaux, écologiques, culturels, politiques) qui se posent depuis des décennies a conduit à la naissance d'un courant de pensée qui privilégie la critique de cette notion de développement.
Mais aujourd'hui, de nombreux théoriciens de la « décroissance » abordent la question de la sortie du développement en passant sous silence la nécéssité d'en finir avec le capitalisme.
Pourtant, le capitalisme, voué à une croissance continue, est un mouvement historiquement suicidaire qui entraînera inexorablement l'ensemble de l'humanité dans sa chute. Pour survivre ou se développer, celui-ci ne peut échapper à la croissance. Cela implique qu'il est impossible de réguler ce système, ce qui exclut d'emblée toute stratégie de décroissance réformiste.
Cependant, la seule élimination du capitalisme ne saurait suffire, car l'Etat peut très bien mettre en place une conception centralisée de la production d'énergies « propres ». L'État, selon ses thuriféraires, est supposé être garant de l' « intérêt général ». Or, le système politique et économique actuel est à la fois autoritaire et inégalitaire. L'État défend donc en réalité les intérêts de ceux qui possèdent, et de ceux qui dirigent politiquement la société. Pour vivre libres, les individus socialement organisés devront donc également le faire disparaître.
La dépendance qui nous lie à la nature est aussi fondamentale que le « contrat social ». La conscience révolutionnaire est donc nécessairement à la convergence de la conscience politique et de la conscience écologique. Il s'agit ici d'accomplir une double révolution.
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